• EPISODE 17 #AUDREYLOVESHEADCYCLES

    Crédit photo Trimes

    80%, c’est un peu comme cela que je résume mon état de forme du moment.

    Cela pourrait être perçu comme une méforme, mais pour autant quand je jette un coup d’œil en arrière -soit quelques mois auparavant- je relativise. Mon corps n’était plus capable de rien.


    J’ai repris petit à petit mes marques, en prenant mon mal en patience, sans réellement savoir si je verrais le bout du tunnel un jour. Dans le fond, j’aurais préféré me casser le bras, avoir un diagnostic concret. Au moins cette situation ne laisse la place au doute. Dans mon cas, rien de tout cela. En sport, le corps n’est autre que notre outil de travail. C’était pourtant devenu mon pire ennemi. Il faut donc avancer pas à pas. Accepter parfois de reculer pour mieux avancer. Très théorique mais pourtant bien réel.

    A Madrid, ce week-end, je devais réussir à prendre le recul nécessaire en ayant une exigence moindre que celle que j’aurais pu avoir sur une Coupe du Monde quelques mois plus tôt mais aussi réussir à mettre en place certaines choses que l’on a particulièrement travaillées à l’entraînement.

    La douleur aux genoux, je la sens depuis quelques jours mais elle s’apparentait davantage à une gêne qu’autre chose. Seulement à la descente de l’avion, sur le footing, j’ai du mal à courir normalement, la douleur est bien là. Jusqu’à la course, j’essaie de positiver ; l’adrénaline pouvant bien souvent masquer la douleur…

    Je réalise probablement une de mes meilleures parties natation sur Coupe du Monde, remplissant mon premier objectif. Il reste du travail pour essayer d’attraper cette échappée mais c’est un bon début. Je sors de l’eau avec en tête cette longue transition. Les ennuis commencent. J’ai du mal à courir, je monte sur le vélo tant bien que mal. C’est parti pour 40km. Enfin, normalement.

    Les relances et la montée (qui font d’ailleurs de ce triathlon un super spot) me mettent beaucoup en difficulté. J’essaie de me mettre en danseuse mais la douleur est bien trop présente. Je mets le clignotant à l’entame de la troisième ascension. Très triste de ne pas pouvoir aller au bout de cette course, d’autant plus que les points communs avec le parcours de Karlovy Vary, sur lequel je remportais ma première victoire en Coupe d’Europe Elite, étaient nombreux.

  • Crédit photo Trimes

    Il faut désormais que je me remette en question encore et encore afin de trouver enfin cet équilibre qui me manque tant aujourd’hui et qui est certainement à l’origine de ces petits ennuis.

    Le triathlon est certainement le domaine dans lequel j’ai le plus appris, celui qui m’aura le plus fait grandir et malgré ces difficultés, je n’ai aucune envie de jeter l’éponge.

    Alors à très bientôt, avec je l’espère des news plus positives ;)



  • Episode 16 #audreylovesheadcycles

    Lundi 8 Mai 2017 – NEVER GIVE UP !

    C’est avec impatience que j’attendais ce moment… Le moment où je remettrais un dossard. Impatience mêlée à une certaine anxiété. Et pour cause, 7 mois se sont écoulés sans prendre de départ en triathlon. Qui plus est, la dernière épreuve à laquelle j’avais pris part, n’était autre que le Grand Prix de Quiberon – course qui avait marqué la fin anticipée de ma saison 2016-. L’organisme ne répondait plus, tout partait en vrille finalement. J’avais le sentiment de me battre face à un mur. Si physiquement cela m’était de plus en plus insupportable, psychologiquement ce n’était évidemment pas plus joyeux.

    Petit à petit, il a fallu tout reconstruire, y compris la confiance. La patience, qui est loin d’être une qualité chez moi, a pourtant dû être le maître mot pendant de longues semaines. Heureusement, le soutien de l’encadrement au pôle et de ma famille m’a permis de tenir le coup…

    Alors cette première course, bien qu’il s’agisse d’une course régionale, avait une importance particulière : prendre un nouveau départ, laisser tous ces ennuis derrière, avancer… Un format S, sans drafting, était donc au programme à Sausset-les-Pins Lundi dernier. Emilie Morier, coéquipière de club (Issy-les-Moulineaux) mais aussi coéquipière d’entraînement au quotidien au Pôle France de Montpellier, était également de la partie. Nous avions toutes les deux pour objectif principal de valider une bonne séance d’entraînement en conditions de course.

    Le départ est donné pour les filles 3’ après celui des garçons. Nous nous retrouvons, malgré tout, assez rapidement au milieu de la centaine d’hommes dans une eau pas bien chaude ! Les transitions n’ont pas été géniales, preuve que les automatismes se perdent un petit peu sans compétition… La partie cycliste, très ventée, mais très jolie, avec une première partie majoritairement montante, vent de face, puis une seconde partie plus descendante a permis de réaliser un bon travail à vélo. Les sensations étaient plutôt au rendez-vous, bien que j’aie éprouvé quelques difficultés à tenir mes trajectoires dans les descentes avec le vent :p Enfin, la partie pédestre, dans un premier temps très vallonnée, m’a agréablement surprise. Nous avons, en 5km, traversé goudron, forêt, cailloux, sable… Autrement dit, ce ne fut pas monotone. Si le départ donné 3’ après les garçons m’a d’abord paru étrange sur la partie natation, j’ai fini par trouver cela amusant. En effet, nous avions toujours des garçons en point de mire, quelqu’un à aller chercher pour repousser les limites et ce jusqu’à la ligne. A l’arrivée, je termine 1ère féminine devant Emilie et 4ème au scratch avec les garçons. Mais finalement, au-delà du résultat, je retiendrai pour la suite des événements avant tout le plaisir que j’ai éprouvé à retrouver quelques sensations agréables et la compétition…

    Maintenant place au Grand Prix à Dunkerque le 21 Mai avec Issy-les-Moulineaux toujours en compagnie d’Emilie, et je l’espère de mon nouveau vélo HEAD ;)

    • Episode 15 #audreylovesheadcycles




    • Samedi 12 novembre - Départ
      300 filles à l’aéroport CDG attendent pour enregistrer les bagages… je vous laisse imaginer le niveau sonore ;) Je me sens déjà dans l’ambiance enflammé du Raid Amazones !


      Dimanche 13 Novembre – Autant qui choisissent un casque, autant dire que pour certaines le critères principaux sont plus la couleur et le design que la taille :p et bien oui les amazones sont sportives mais n’oublient pas leur féminité pour autant ! Je devrais peut-être en prendre de la graine parfois … Le cours de mécanique dispensé par Hervé et Willy a fait quelques heureuses le lendemain en plein milieu du désert… comme quoi savoir changer une chambre à air peut s’avérer utile.


    • Lundi 14 Novembre –  Le trek, première épreuve, premiers paysages mais surtout premières courbatures !!!!! Et quand, tu dois évoquer le parcours de VTT du lendemain au briefing, ce n’est rien d’autre qu’une panique générale … Comme quoi elles se sont bien sous-estimées quand on sait qu’elles sont toutes allées au bout de l’épreuve ! C’est en compagnie d’Hervé et Willy que j’ai eu l’occasion de découvrir le parcours en avant-première afin de le baliser et je dois dire que ce n’était pas une simple sortie VTT mais LA plus belle sortie vélo de ma vie. Une quarantaine de degrés et pas loin de 5 heures sur ce parcours magique… UN REVE ÉVEILLÉ !

    • Mardi 15 Novembre - Parfois la fatigue nous fait perdre la raison… l’épreuve de VTT n’a pas fait exception. Quand tu encourages une amazone à moins de 500 mètres de la ligne d’arrivée et qu’elle te répond « je vais abandonner, je ne vais jamais finir » alors qu’elle vient de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres, c’est assez rigolo et c’est une preuve que le dépassement de soi a bien sa place dans le raid J. Ce sont des émotions toutes particulières que j’ai ressenties durant l’épreuve. Non seulement, j’ai trouvé ce moment exceptionnel, car c’est peut-être la première et dernière fois que 300 personnes parcourent ces « chemins » dans le désert à vélo… mais j’ai été également extrêmement touchée par l’engagement de chaque équipe. C’est tellement émouvant de les voir arriver exténuées mais tellement fières de ce qu’elles venaient d’accomplir...

    • Mercredi 16 Novembre - 16 km de canoë. C’est l’épreuve la plus redoutée d’après ce que j’ai pu entendre à table la veille… Mais le retour des filles à l’hôtel m’a presque fait regretter de ne pas avoir pu être de la partie également. Eprouvées, elles n’étaient pas peu fières d’avoir été au bout de cette longue épreuve qui se révèle être la plus exigeante en ce qui concerne la cohésion. Un vrai test… Car être une amazone, ce n’est pas seulement être la meilleure physiquement, c’est avant tout savoir trouver sa place au sein d’une équipe et prendre conscience de ses défauts et qualités pour contribuer à la réussite de cette-dernière. Cette journée aura été plus tranquille pour ma part avec des entraînements classiques à proximité de l’hôtel et un peu de détente après deux nuits très très courtes ! Pour la peine, j’ai posé avec la pagaie vendredi… tant pis ce n’est que partie remise… C’est un petit peu comme si j’y étais sur ce canoë, non ?

    • Jeudi 17 Novembre – Le grand dilemme. La chasse aux trésors à Los Angeles… ou comment être tiraillées toute la journée entre se dépêcher pour gagner un maximum de temps (précieux pour le classement final), et ne pas passer à côté de la plus sympathique virée shopping de sa vie !  En tous cas, nous avons retenu une chose : Los Angeles, c’est « THE PLACE TO BE » :D Des énigmes bien construites qui nous ont permis de passer du fameux quartier d’Hollywood Boulevard avec un départ dans le mythique hôtel ROOSEVELT, à celui des affaires avant de rejoindre Santa Monica et Venice Beach. Bon allez, j’avoue… on était un peu à la bourre avec Mélanie, c’est la raison pour laquelle on a été dans l’obligation de prendre un bus sur la fin… la faute aux boutiques une fois de plus. Enfin ça c’était ce qu’on croyait. Finalement, tout le monde était en retard au point de rdv… J’ai donc même pu caler « The footing » sur Venice Beach… et faire une petite pause smoothie en bonne compagnie.

    • Vendredi 18 Novembre – De la joie et de la bonne humeur tout au long de cette journée triathlon. Le duo gagnant de la journée - deux femmes très attachantes - en auraient énervé plus d’une si elles avaient dit tout fort ce qu’elles nous ont confié : « Je mange un kilo de bonbons toutes les deux semaines à peu près, sinon je ne tiens pas ». Finalement les bonbons, ça a du bon ! N’est-ce pas les filles ? Ne pouvant participer au canoë, j’en ai profité pour refaire un tour en Run and Bike, histoire de revoir le temps d’un instant le paysage qui s’offrait à nous au point culminant du parcours… Merci à Mélanie d’avoir partagé ce sympathique entraînement !

    • Samedi 19 Novembre ­– Que dire de la dernière épreuve… si ce n’est que je ne m’attendais pas à être aussi émerveillée après ce que nous avions déjà vu durant la semaine. Et pourtant. « Joshua Tree » restera le lieu qui aura mis tout le monde d’accord. C’est aussi pour ça que nous sommes venues, pour découvrir des endroits uniques, peu accessibles…   C’est maintenant chose faite. 13 km, en passant du sable aux rochers avant de finir sur une partie un peu plus roulante et rejoindre l’arrivée qui marquera la fin des épreuves du Raid Amazones 2016. Sur les visages : joie, épuisement et nostalgie d’une semaine inoubliable se font déjà ressentir. La cohésion est bien là, comme en témoigne cette haie d’honneur à l’arrivée faite par les athlètes en attendant les dernières équipes et le passage des membres de l’organisation. J’aurais pu rester des heures à admirer ces accolades, symboles d’un partage, d’une amitié naissante ou d’une amitié renforcée car le « Raid Amazone », c’est bel et bien une grande famille.

    • Dimanche 20 Novembre – Les amazones sont épuisées par cette belle semaine… le bus en direction de l’aéroport est bien silencieux. Enfin, ça c’était avant qu’on se souvienne qu’il y avait moyen de faire quelques emplettes supplémentaires à l’aéroport ;) Shopping les filles, shopping ! On est tout de même un peu restées sur notre faim car à l’exception du Duty free, du Starbucks, et des T-shirts avec la tête de Donald Trump - qui nous a toutes plus ou moins laissées dubitatives -les boutiques ne cassaient pas trois pattes et un canard !

      Lundi 21 Novembre – Le moment où 300 filles se disent au revoir à l’aéroport… il y a des larmes... mais ne vous inquiétez pas rien de grave ! Et bien oui, c’est chose courante. On était tellement bien ensemble ! Ce n’est que partie remise ! J-365 ;)

      et La suite alors ?

      Il est temps pour moi de reprendre le chemin de l’entraînement un peu plus classique, mais qui a son charme aussi. Je laisse le  VTT quelque temps pour retrouver mon vélo de route à la maison :D Pour faire court, ce n’est certainement pas la dernière fois que je m’engage dans une telle aventure… D’ailleurs, je n’ai pas envie de réfléchir longtemps pour vous dire à l’année prochaine pour découvrir un autre bout du monde en mode « Raideuse » !



      • Episode 14 #audreylovesheadcycles

      5 Août 2016 - Opening Ceremony
      Les Jeux Olympiques de Rio 2016 sont lancés. Je regarde la télévision, comme tous les 4 ans. Cette fois, c’est différent. Une émotion particulière m’envahit. Je vais bientôt, à mon tour, prendre part à cette grande compétition. Les épreuves s’enchainent, les premières médailles tombent. Une certaine impatience se réveille. J’ai tellement hâte.

      15 Août 2016
      Il est temps de s’envoler pour le Brésil. Un long voyage nous attend mais peu importe… nous allons vivre un rêve éveillé. Représenter la France, porter les couleurs de son pays, quel bonheur !


      16 Août 2016
      Arrivées à l’aéroport à 6h du matin, nous commençons tout juste à réaliser. Difficile de tourner la tête sans apercevoir une affiche ou une pancarte en rapport avec les JO. Toutes les valises sont récupérées, la navette peut donc nous conduire jusqu’à notre hôtel proche d’Ipanema. Pas question de s’endormir, il faut déjà se mettre à l’heure brésilienne. Petite séance natation au programme et footing.


      17 Août 2016
      Après une bonne nuit, il est temps de se familiariser avec le site de course. Nous accompagnons les garçons sur la reconnaissance vélo, qui nous ont d’ailleurs conseillées sur les trajectoires à prendre. Tout est sécurisé ; le parcours et les différentes zones sur le site de course sont impressionnants.

      18 Août 2016
      Une petite course à pied matinale et il est déjà l’heure de s’installer devant la télévision pour suivre les 3 gars !!! Nous en avons des frissons. De manière générale, la course ne se passe pas comme ils l’auraient souhaité. Ils se sont battus. Leur état à l’arrivée annonce la couleur. Le parcours est extrêmement éprouvant.
      Dans l’après-midi, nous nous rendons au briefing dans un fort qui domine Copacabana. Toutes les athlètes sont réunies ; nous écoutons plus ou moins attentivement – l’excitation ayant un peu pris le dessus -. Le choix des places sur la ligne de départ se fait. Nous n’avons évidemment plus beaucoup de choix au moment où nous sommes appelées en raison d’un faible nombre de points au ranking pour l’instant.
      Nous partirons donc au milieu, les favorites ayant fait le choix des extrémités.

      20 Août 2016 – Race Day
      Un léger stress monte au réveil, mais rien à côté de ce que je peux ressentir en compétition d’habitude. J’ai envie d’y aller, de me jeter dans le grand bain. Une fois dans l’athlète lounge, certains visages semblent plus fermés que d’habitude. L’atmosphère est différente. La course d’une vie comme on l’entend souvent. Pourtant, nous avons la chance d’y aller, certes, pour donner le meilleur de nous-même, faire la meilleure course possible, mais surtout pour apprendre.
      A 11H le départ est donné. Je prends un bon départ. La natation, mouvementée, se déroule plutôt bien. Avec Cassandre, nous sortons au contact. Une bonne transition et c’est parti pour un parcours vélo bien vallonné. Finalement, une cassure se crée et nous nous retrouvons dans un deuxième groupe.


      Après quelques kilomètres à trois, un autre petit groupe recolle. Je tente de me placer le mieux possible. La deuxième transition approche. Je la soigne du mieux possible. C’est parti pour 10 km. Après un bon premier tour, je cale un peu. Je me retrouve isolée pendant deux tours mais je m’accroche.


      Dans le dernier tour, je retrouve un peu d’énergie. Je m’écroule après l’arrivée. J’ai fait des erreurs, j’apprends de ces erreurs mais j’ai aussi validé des étapes qui jusqu’à présent me poser problème. Un sentiment extraordinaire … Nous avons participé à nos premiers JO. D’ores et déjà, je me penche vers Tokyo 2020.
      Dès aujourd’hui, nous avons quatre années devant nous pour préparer ces prochains JO. Ce qui est sûr, c’est que cette expérience restera à jamais gravée dans nos têtes. Une fois que l’on a vécu cela, on ne peut que vouloir y retourner avec de belles ambitions.

      21 Août 2016 - Closing Ceremony
      Il est désormais temps de profiter. Rien de mieux que la cérémonie de clôture pour finir de rendre ce séjour inoubliable. Un défilé et deux heures de spectacle, un moment unique.
      Je garderai toujours en tête l’image de tous ces drapeaux réunis dans un même stade pour faire la fête.
      Nul doute, le sport unit.


      22 Août 2016
      Personne n’a envie de quitter Rio. Nous avons vécu un rêve, notre rêve. Pourtant, il faut rentrer. Un dernier instant de bonheur pour prolonger ce moment magique : un retour en avion avec tous les sportifs français.
      Nous atterrissons à Paris aux alentours de 10 heures le 23. L’accueil est très touchant. Il est temps de redescendre de ce petit nuage !

      Un grand merci à tous les gens qui m’ont soutenue dans cette aventure. Merci à l’équipe Head pour ce que vous m’apportez !


      • Episode 13 #audreylovesheadcycles

      HEAD CYCLES ÉCRIT L’HISTOIRE AVEC AUDREY MERLE
      Engagement auprès des sportifs de haut de niveau


      En 2015, Head Cycles a signé la convention cadre du Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports pour favoriser la double réussite professionnelle et sportive des sportifs de haut-niveau français.

      A l’approche des Jeux Olympique de Rio, nous nous sommes associés à l’Etat pour faire rayonner le sport français au plus haut niveau. Il est difficile de concilier un parcours sportif ambitieux et un projet professionnel. C’est pourquoi l’État a souhaité faciliter la rencontre entre les sportifs et le monde de l’entreprise afin de leur permettre de mener de front leur double vie. Head Cycles partage cette ambition de l’Etat au service de l’excellence française et a donc répondu favorablement à la demande du Ministère en devenant partenaire de la triathlète Audrey Merle.

      C’est parce qu’un projet sportif demande un investissement intensif au quotidien, qu’Head Cycles accompagne sa jeune sportive sur le long terme.

      L’équipe Head Cycles a créé un vélo sur mesure, basé sur son modèle I SPEED III, pour cette petite championne par la taille (1m54) mais grande par le talent et le potentiel. Un cadre fait sur mesure et des éléments périphériques à la pointe de la technologie notamment avec le groupe SRAM RED. Sans oublier un habillage unique bleu blanc rouge pour représenter les couleurs de la France. Un technicien Head Cycles la suit régulièrement afin de lui régler son matériel et lui offrir des conseils avant les grands rendez-vous.

      Audrey Merle A 20 ans, Audrey Merle, étudiante en STAPS à Montpellier, est championne du monde de triathlon, dans la catégorie "Espoirs".

      C’est une histoire de ténacité et de confiance en soi que nous raconte Audrey :
      "Je suis très émue et heureuse, même si j'ai un pincement de cœur pour Emmie [CHARAYRON], je pense fort à elle. C'est une véritable joie d'aller représenter la France à Rio et la concrétisation d'un rêve. C'est tellement inattendu, je vais tout faire pour vivre cette expérience à 100%. »

      Suite au forfait d’Emmie Charayron, c’est Audrey qui décroche son ticket pour représenter la France aux prochains Jeux d’été le 20 Août à Rio. Head Cycles est de tout cœur avec elle et la soutient dans cette formidable aventure.

      Retrouvez le palmarès et suivez le parcours de notre héroïne Head Cycles sur notre site internet et nos réseaux sociaux.

      http://www.headcycles.fr/l-actualite-d-audrey-merle/id/1019


      • Episode 12 #audreylovesheadcycles

      A new start ! Le mois de Mai m’aura permis de prendre un peu de recul après un début de saison délicat. En effet, je n’ai pas réussi à gérer la pression de la course au point, enchaînant les épreuves et les résultats bien loin de mes espérances. Le verdict tombe fin Mai : 3 français et 1 française (Emmie) représenteront la France en Triathlon à Rio en 2016. Forcément déçue de ne pas faire partie de cette liste, je ne suis pas abattue pour autant. Compte tenu de mon début de saison, ce verdict n’est pas étonnant du tout, il est même logique. La déception m’a fait prendre conscience que je devais consolider mon projet, construire moi-même le chemin qui pourrait me mener sur la route des JO dans 4 ans, tout en écoutant attentivement les conseils de ma coach, Stéphanie Deanaz et de Pascal Choisel. Une très belle équipe de France sera présente pour défendre nos couleurs fièrement et je suis évidemment à fond derrière eux. Je suis néanmoins honorée d’avoir été retenue par la FFTRI en tant que remplaçante féminine pour Rio, que je prends comme une marque de confiance.

      Quelques jours loin de la rigueur quotidienne de l’entraînement m’ont permis de me ressourcer et de penser un peu différemment la suite. Un super séjour avec la team Head Cycles et ses VIP à Crillon-Le-Brave, au cours duquel une sympathique course d’orientation en VTT pour tester les différents modèles proposés par la marque, aura grandement contribué à me rebooster.

      Si j’avais la sensation que tout allait un peu vite ces derniers mois, il était indispensable de replacer la notion de plaisir au centre de ma pratique, sans quoi la performance n’est pas envisageable. Aujourd’hui, j’ai une idée claire du chemin que je souhaite emprunter dans les mois à venir afin d’être prête dans 4 ans pour Tokyo, qui constitue un réel objectif. Mais la route est encore longue !

      Après cette période de réflexion, j’ai repris le chemin de la compétition sans pression et avec la volonté de profiter de chaque instant.

      Rien de mieux qu’une étape du Grand Prix pour retrouver mes marques. J’ai donc pris la direction de Valence le 18 Juin pour rejoindre mon club, le TCG 79 Parthenay.

      A ma grande surprise, les sensations sont correctes, ce qui me permet d’accrocher une 6ème place juste derrière ma compatriote de club, l’australienne Emma Jackson. Nous décrochons par équipe une belle 2ème place.

      @TGromik-trimaxmagazine

      Une semaine plus tard, me voilà au départ de la première édition du Championnat d’Europe distance Sprint de Triathlon
      qui a lieu … en FRRRRRAAANNNCCEEE :D C’est donc à Châteauroux devant un public très porteur que je prends le départ de cette course. L’idée était de continuer sur la bonne dynamique de Valence en me faisant plaisir et en étant actrice de la course ! Les deux Anglaises ont de suite pris les commandes de la course, un scénario auquel nous pouvions nous attendre … Je n’ai cependant pas de regrets dans le sens où j’ai pris des initiatives à vélo. Malheureusement, elle n’ont été concluantes du fait d’un manque de coopération. Seulement quelques filles ont tenté de dynamiser le groupe ce qui est bien peu pour lutter contre ces deux phénomènes. Je réalise ensuite le deuxième temps à pied, ce qui me permet de terminer 5ème non loin de la 4ème place… Une 5ème place satisfaisante car synonyme d’une forme ascendante ! :D Hâte de prendre le départ de la prochaine … qui sera, je l’espère, dans la même dynamique que les deux dernières épreuves !

      @TGromik-trimaxmagazine

      @TGromik-trimaxmagazine

      @TGromik-@TGromik-@TGromik-trimaxmagazine

      RDV à Hambourg pour une manche de World Triathlon Series ainsi que pour le Championnat du Monde de Relais mixte (où nous remettrons notre titre en jeu :p) les 16 et 17 Juillet 2016.

      J’espère que vous serez nombreux à regarder la diffusion de cette manche sur l’Equipe 21 (une bonne occasion de voir un vélo Head en action :p) !


      • Episode 11 #audreylovesheadcycles



      • Episode 10 #audreylovesheadcycles

      • Episode 9 #audreylovesheadcycles

      2015 ! Quelle année …

      « Des hauts et des bas » … Je pense que ces quelques mots résument bien ma saison. Ce qui est certain, c’est que j’ai beaucoup appris, beaucoup grandi, et heureusement. Finalement, cette première année parmi l’« Elite » n’a fait que me conforter dans l’idée que je voulais m’imposer parmi ces filles. Ces filles qui n’étaient autres que des « modèles » quelques mois auparavant. Mais le chemin est encore long. Il est évident qu’il faut continuer à travailler si je veux me retrouver aux avant-postes sur les prochaines World Triathlon Series.

      Nul doute, c’est bien ce que je veux …

      Le bilan est plutôt positif avec deux titres de championne du monde :
      Un titre en Elite avec mes compatriotes de l’Equipe de France (Jeanne Lehair, Dorian Coninx et Vincent Luis) sur le relais mixte à Hambourg et un autre, en Espoir à Chicago en individuel.

      Bref, une année riche en émotions que je ne suis pas prête d’oublier sur le plan purement sportif.

      2015, en dehors des podiums, a été synonyme de rencontres. Des rencontres qui ont marqué un tournant dans ma « carrière sportive » si je puis dire. Des rencontres qui m’ont immédiatement apporté sérénité et confort. La team « Head Cycles » restera l’une des principales, l’une des plus surprenantes.

      Surprenante ? Et bien oui. Etre soutenu par cette équipe géniale est une chance énorme qui me rassure énormément quant à mon avenir…

      Welcome in 2016 !

      Après deux semaines de stage dominante « course à pied » en Décembre, j’ai été dérangée par une douleur (bursite au TFL) qui m’a contrainte à arrêter de courir quelques jours. Les fêtes ont été l’occasion de me ressourcer en famille tout en continuant à mener de front entraînements et révisions… La nouvelle année à peine entamée, et, me voilà déjà sur les chaises du gymnase transformé en salle d’examens pour quelques jours. La semaine du 4 au 8 a donc été très intense et très stressante. Je ne pourrais même pas trouver de mots assez forts pour vous décrire mon soulagement lorsque j’ai posé le stylo à la fin du dernier partiel…

      Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre les résultats !

      Dans ces moments de fatigue, il n’y a rien de mieux que de recevoir sa nouvelle monture… Il ne m’aura pas fallu grand-chose pour retrouver de l’énergie ! Avant même de l’avoir essayé, je l’ai trouvé tellement beau que je n’ai pas mis bien longtemps à l’adopter… Les sensations à l’essai n’ont fait que renforcer ma « satisfaction ». Je me sens vraiment à l’aise, certainement parce que le cadre en 46 cm correspond mieux à mon gabarit, que le 48 cm. Le véritable changement concerne finalement l’équipement en SRAM, qui me change des habitudes prises avec Shimano mais ce n’est qu’une question de temps.

      Finalement, c’est le premier vélo qui m’appartient vraiment et je ne peux que remercier toute l’équipe Head Cycles de m’avoir préparé cette super monture.

      Plus le choix, j’ai intérêt à être performante avec du si beau matériel !

      Justement, j’ai attaqué lundi un gros stage « dominante vélo » avec l’Equipe de France sur Montpellier. La préparation se passe plutôt très bien pour le moment, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner en course … Pour cela, il va falloir que je patiente encore un peu ! RDV à Abu Dhabi le 6 Mars pour ma première épreuve internationale Elite de la saison (WTS – World Triathlon Series) où je tenterai d’aller récolter de jolis points pour améliorer mon classement mondial ! Ça ne sera pas bien difficile de me repérer dans le pack puisque je serai la seule à rouler avec un vélo HEAD !

      J’en profite avant que tout le monde se les arrache :D

      A très vite pour quelques nouvelles !!!

      • Episode 8 #audreylovesheadcycles

         

      Un stage, deux jours à Paris et un Noël qui s’annonce bien !

      Voilà maintenant un mois passé que les entraînements ont sagement. Les sensations sont plutôt bonnes et les kilomètres déjà accumulés semblent porter leurs fruits.
      La deuxième semaine de Novembre n’a pas été des plus agréables entre les événements qui ont touché notre pays et le décès d’un grand nom du triathlon, Laurent Vidal, parti bien trop jeune et brutalement. Les mauvaises nouvelles s’enchaînaient, rendant l’atmosphère pesante.
      Mais une fois de plus, le sport « guérit » … Nager, pédaler, courir, s’évader ! Rien de mieux quand la tristesse nous envahit ! La vie continue évidemment ; ma motivation en est même décuplée. Je n’ai plus qu’une envie : profiter à 200% de chaque instant …

      Depuis le lundi 7 Décembre, nous sommes en stage intensif et ce, jusqu’au Dimanche 20 Décembre.
      En plus de mes camarades de Pôle, Sandra Levenez, duathlète au palmarès impressionnant, et Léonie Périault, ma coéquipière en Equipe de France U23, nous ont retrouvés. L’ambiance est studieuse et le programme chargé mais quel bonheur de partager ces séances avec elles !
      Au milieu de cette première de stage, j’ai dû me rendre deux jours sur Paris. Un aller-retour rapide mais très agréable.

      Le mercredi 9, j’ai donc pris le train direction la capitale après une matinée bien occupée par la montée d’un col en course à pied au cardio-fréquencemètre (au total 1h40 de course à pied dont une heure en montée).

      Un changement express dans un café Gare de Lyon puis un petit périple dans les transports parisiens ont précédé une superbe soirée à l’INSEP – La soirée des champions ! J’ai eu la chance de recevoir une récompense lors de cette cérémonie pour mon titre de Championne du Monde U23 aux côtés d’autres sportifs titrés au niveau international également cette année. Un apéritif dînatoire et un concert privé de Youssoupha ont clôturé cette soirée, bien agréable. J’ai vraiment apprécié Le fait de me retrouver entourée de sportifs de haut niveau de toutes disciplines confondues.


      Une nuit à l’hôtel, et c’est déjà le moment d’aller tourner les jambes en salle de musculation à l’INSEP avant de plonger dans la belle piscine de l’Institut avec les pentathlètes qui m’ont gentiment accueillies dans leurs lignes d’eau. L’après-midi m’a permis de découvrir les locaux de la Fédération Française de Triathlon et d’en comprendre un peu l’organisation. Ce que j’en retiens … je suis chanceuse d’appartenir à cette fédération ! Cela est d’autant plus vrai lorsque je repense à la soirée suivante : la « soirée sport responsable » organisée par GENERALI au cours de laquelle j’ai tenté de témoigner quant à l’importance de préparer la reconversion professionnelle dès le début de la carrière sportive. M’exprimer en public n’était pas chose aisée pour moi, mais j’ai beaucoup appris. J’avais également de la matière et c’est en quelque sorte grâce à Head Cycles ! :D D’autre part, mettre à l'honneur ces clubs avertis quant à l'importance de vivre l'instant présent en pensant aux générations futures est une très belle initiative à laquelle je suis fière d'être associée en tant qu'ambassadrice de la Fédération Française de Triathlon. D’autant plus fière que le triathlon a été à l'honneur à plusieurs reprises !

      Le stage a évidemment repris son cours depuis mais une belle surprise m’a sacrément boostée avant-hier… Je vous laisse deviner… cadeau de noël en avance …

      Mon tout nouveau vélo HEAD est prêt !!! Je suis tellement impatiente ! C’est promis, je vous fais un retour dès que possible, mais en attendant regardez ces photos…

      A très vite !!!







      • Episode 7 #audreylovesheadcycles

         

      What a busy month !!! What an amazing month !!!

      Le mois d’Octobre n’a pas été de tout repos… Je vais tenter de vous raconter ces dernières semaines en quelques lignes… Chose peu évidente pour une personne qui n’arrête pas de parler ;)

      Début Octobre ne me laisse pas vraiment de bons souvenirs. En effet, je suis contrainte à l’abandon lors des Championnats de France de Triathlon Elite à Nice en raison d’une crise d’asthme que je n’ai réussi à contrôler, sur le début du vélo. Très déçue de ne pas pouvoir défendre mes chances le samedi, je reste concentrée car je sais que dimanche une belle épreuve m’attend : la Coupe d’Europe des Clubs. Vue l’équipe que nous présentons, il est évident que nous avons les armes pour réaliser de belles choses. C’était sans compter sur les terribles intempéries qui se sont abattues sur le Sud de la France dans la nuit… Course annulée mais surtout des dégâts humains et matériels qui ont rendu l’atmosphère bien particulière. Je remplace donc la course par deux petits entraînements. Après un repas au restaurant en compagnie de mes parents et de l’encadrement du TCG 79 Parthenay, je pars en sortie vélo avec quelques douleurs étranges au ventre. Je retrouve Pierre Le Corre. Quelques dix minutes plus tard, je ressens des douleurs beaucoup plus fortes et suis obligée de m’arrêter sur le bord de la route. Mon état ne s’arrangeant pas, je finis dans le camion de pompiers direction les urgences de Nice. Les jours suivants se résument par un enchaînement de galères toujours en raison des gros dégâts occasionnés par les orages dans le Sud…Cependant, en bonne compagnie, nous pouvons tout endurer ! Coupure d’électricité, hôtel réservé fermé et transformé en squat, piscine complètement ravagée… Autrement dit, merci Alexia Bailly !!!

      Mercredi 7 Octobre – Après quelques entraînements à Saint-Raphaël, nous nous rendons à Fréjus afin de rejoindre la Team HEAD Cycles pour quatre jours.

      Une très bonne soirée avec toute l’équipe et une bonne nuit plus tard, je découvre le Roc d’Azur. C’est le début de quatre jours à 200 km/h. Le stand HEAD fait ses débuts sur le Roc et attire déjà. C’était, pour ma part, l’occasion de passer du temps avec cette équipe qui me soutient désormais depuis plusieurs semaines et en laquelle j’ai entièrement confiance, de signer quelques autographes et de rencontrer les personnes qui gèrent la fabrication de mon tout nouveau vélo ! Bref, que de bons souvenirs. Le Roc d’Azur est véritablement l’événement incontournable dans le monde du VTT. Malgré ses débuts très récents, les produits HEAD ont su se démarquer et je pense sincèrement que ce n’est que le début… Les années futures nous le diront mais je vous promets de vous faire très prochainement un retour sur mes sensations du côté de la gamme « route ». Une sortie matinale sur la côte de Fréjus à Saint-Tropez clôture mon séjour dans le Sud. Il est déjà l’heure de rentrer pour préparer le prochain déplacement.

      Ce qui est certain : Le ROC D’AZUR 2016 est déjà au programme !!!


      Mardi 13 Octobre – Je rejoins Paris par le train afin de scinder le voyage en deux. C’est la dernière ligne droite. Deux bonnes semaines loin de chez moi avant le repos complet ! L’objectif sera de marquer des points sur ces deux Coupes du Monde Elite tout en continuant à prendre de l’expérience.

      Mercredi 15 Octobre - Après une nuit à l’aéroport, c’est parti pour une journée de voyage destination Alanya. La journée se déroule bien mais la fatigue est bien présente à l’arrivée. Cette fois-ci, une toute nouvelle équipe composée de Carole Peon et Anne Gouron, est là pour nous encadrer.

      L’avantage en Turquie est incontestablement le suivant : pas besoin de réveil. 5 heures du matin, les chants de la mosquée nous sortent du lit ! Comme d’habitude, notre programme est simple : un petit entraînement dans chacune des disciplines avant le briefing de course en soirée. La start-list est plutôt sympa pour une Coupe du Monde. En effet, toutes les filles semblent venir chercher des points également. Un beau challenge m’attend ! Je connais le parcours à deux différences près. Cette fois, le départ sera sous forme d’un « beach start ». C’est vrai qu’un an ne suffit pas à reconstruire le ponton effondré l’an passé la veille de la course des hommes ;). Le parcours à pied est quant à lui rallongé.
      Le dos en vrac, je suis ravie de pouvoir bénéficier des talents de Anne pour tout remettre en ordre …

      Samedi 17 Octobre – U Un petit réveil matinal s’impose. La chaleur est déjà présente malgré l’heure. L’attente est interminable… Je suis vraiment impatiente. Je décolle de l’hôtel à midi afin de tourner un peu les jambes. L’échauffement se passe bien. L’ambiance se veut plutôt détendue. Les quelques minutes avant le départ, nous faisons tout pour rester un maximum au frais ; ce qui est loin d’être évident :o !

      Le temps du line up arrive enfin ! Cette fois, c’est en 14ème que je choisis ma place sur le tapis bleu. Je me retrouve à côté d’une très bonne nageuse, ce qui peut beaucoup m’aider !

      Crédits: Ceci Groves

      Le départ donné, je me débrouille relativement bien pour sortir du bouillon. Après quelques dizaines de mètres, je me retrouve dans les pieds de deux poissons pilotes très fiables. Seulement une mauvaise trajectoire me fait perdre le contact. La suite de la natation ne sera pas très glorieuse. Cependant, un pack assez conséquent se forme. Après un premier kilomètre en vélo intense pour recoller avec la tête de course, l’allure diminue considérablement. La partie cycliste ne sera plus qu’un jeu de placement avec quelques accélérations de temps en temps. A noter qu’un drame a été évité ^^ !
      En effet, un chat qui traverse soudainement la route au milieu d’un gros groupe de cyclistes, ça fait peur…
      Ce genre d’événements semble assez courant en Turquie :p Une transition moyenne et c’est « déjà » le début de la course à pied ! Très vite, après le passage de la première bosse, l’ukrainienne s’échappe seule. L’américaine, quant à elle, prend quelques mètres d’avance sur notre petit groupe. Je lutte pour la troisième place avec l’espagnole.

      Crédits: Ceci Groves

      Seulement le troisième tour, j’éprouve une grande difficulté à poursuivre sur ce rythme. Je suis soudainement absente … Je me bats et retrouve quelques forces dans le dernier tour mais cela ne suffira pas à conserver ma place. Au final, ce sera tout de même une 5ème place et de précieux points gagnés pour le ranking ! Pas le temps de digérer, la récupération active s’impose… Petit plouf, quelques kilomètres de vélo et un massage clôturent une belle journée : next race !
      Demain déjà, retour en France avec ma coéquipière Léonie pour la suite des hostilités !

      La journée de voyage débute d’une manière peu agréable par une petite prise de tête avec le chauffeur du transfert à 7 heures du matin. Rien de bien grave. Les tensions s’apaisent réellement, une fois dans l’avion, quand nous constatons que nous avons toutes deux été surclassées. Raisons encore « non identifiées ». Pour ne rien vous cacher, nous ne cherchons pas davantage… Nous nous nous contentons d’apprécier le moment. Après une bonne journée de voyage, nous arrivons à destination. Choc thermique !!!!! Un peu plus d’une heure de RER, un petit TETRIS pour tout caser dans la voiture et quelques kilomètres de voiture plus tard, nous voilà rendues à Poissy.

      Lundi 19 Octobre – L es affaires reprennent ! Nous nous rendues au stade municipal pour rejoindre une équipe de tournage… Vous en serez probablement plus d’ici peu ! Ce qui est certain, c’est que c’est loin de ce que nous avons l’habitude de faire.

      Mardi 20 Octobre – J’ ai l’impression de passer mon temps à vous dire ça mais … Direction l’aéroport pour un décollage prévu à 21heures. Direction Tongyeong en Corée du Sud. Destination inconnue… Cette fois, nous nous retrouvons seules. Un peu d’autonomie. La fatigue est encore très présente et le décalage horaire risque d’en rajouter une couche. Je n’arrive pas à dormir dans le vol pour Séoul. Et ce jusqu’à notre arrivée à Busan. Après ces deux vols, il reste encore une bonne centaine de kilomètres en bus. Interminable… Après une telle journée (et nuit, le tour du cadran étant déjà fait), rien de mieux que de s’étaler sur un bon matelas. Je pense que Léonie ne retentera plus jamais l’expérience ou du moins elle pensera désormais à vérifier le support sur lequel elle se jette… Une chambre très moderne… Seul hic, l’absence de lit tel que l’on pourrait l’entendre au 21ème siècle :p
      Trouver de quoi manger à 22 heures en Corée du Sud relève du miracle. Trouver une personne susceptible de comprendre, ne serait-ce que les chiffres en Anglais, relève de l’impossible.
      Un fou rire, deux fous rires, trois fous rires … Cela devient nerveux et peu de choses réussissent à nous arrêter. Bref, je sens que cette course restera gravée à jamais…
      Je vais être plus succincte cette fois sur les jours d’avant course car finalement cela se résume assez simplement ! Bilan des trois jours d’ »avant-course » :
      Aspect(s) positif(s) :
      1) La Pasta Party est transformée en « Rice Party ». Plutôt cool pour quelqu’un qui ne peut pas manger de gluten.
      2) Je suis en compagnie de ma fidèle coéquipière Léonie Périault.

      Aspects « négatifs » mais qui finalement ont rendu notre séjour inoubliable :
      1) L’anglais n’est finalement pas une langue si universelle que ça apparemment ou alors il est écrit sur notre front que nous avons pratiqué toute notre vie le Coréen.
      2) Les planches de bois en guise de lit ne sont pas très agréables…
      3) L’absence de sommeil probablement liée au décalage peut vite avoir des conséquences sur l’état de forme. Se satisfaire de 3 heures de sommeil en moyenne avant une course est peu recommandé…
      4) Se faire avaler deux fois sa carte bancaire qui est en fin de compte notre seul moyen de paiement sur le déplacement peut vite devenir ennuyant… Je pourrais encore continuer longtemps…

      Samedi 24 Octobre - 1h00 du matin – Impossible de dormir.

      3h30 du matin – L e réveil sonne. Comment dire … La nuit a été courte non ?
      Il y a certaines courses où la fatigue est telle (tant sur le plan mental que physique) que le résultat ne reflète en rien le travail effectué au quotidien. Malgré tout, je retiens une belle natation avec une sortie « dans » l’échappée. La suite de la course est beaucoup moins sympathique. Je ne peux intégrer l’échappée à la sortie du parc. Un petit souci avec ma chaussure vélo me fait perdre de précieuses secondes, ne me permettant pas d'envoyer des watts rapidement. Je me retrouve alors entre les deux groupes déjà espacés d'une minute dès les premiers kilomètres. Une fois le gros groupe revenu sur moi, le reste de la course ne sera pas vraiment une partie de plaisir. La course à pied se fera dans la douleur avec les périostes et mollets en feu. Impossible de monter cardiaquement... Je me bats pour marquer quelques points tout de même... A l'arrivée une 22ème place décevante…
      Effectivement, cette course restera gravée à jamais… mais certainement pas pour nos performances :p
      Le retour est très très très long. Nous avons hâte de véritablement entamer notre coupure. Les organismes sont à bout et nous ne sommes désormais bonnes qu’à rigoler, rigoler et encore rigoler sans raison valable !

      La saison a été longue et éprouvante, pleine de nouveautés. Le triathlon me fait vibrer au quotidien, me permet de vivre des expériences uniques, d’être entourée de gens extraordinaires… Mais il faut savoir couper pour mieux repartir comme on dit ! Alors place aux VACCCCCAAAANNNCCCEESSSS now !! :D

      La reprise se fera en douceur dans deux semaines. Ce sera l’occasion de vous présenter mon tout nouveau vélo :D

      A très vite !!!


      • Episode 6 #audreylovesheadcycles

         

      U23 World Championships for a World Champion Title… Petit retour sur ma semaine à Chicago.

      Mardi 15 – 8h45 Départ pour l’aéroport. Un long voyage m’attend mais pour rien au monde je ne laisserais ma place… Je m’envole pour Chicago, très motivée et ambitieuse. Une fois toute l’Equipe de France retrouvée, je sens qu’une belle semaine m’attend !
      Le trajet se déroule paisiblement. Le plus dur reste cependant à faire …. En effet, nous atterrissons à 15h40 aux Etats-Unis soit 22h50 en France… Et pourtant, il va falloir rester éveillée longtemps pour se recaler le plus rapidement possible sur les horaires locaux !

      Mercredi 16 - 5h00 Si veiller est difficile ici, le réveil est lui plutôt facile… A 5h00 nous avons déjà les yeux bien ouverts… Après un bon petit déjeuner, nous partons rouler sur les pistes cyclables 1H30 le long du Lac Michigan… Que demander de mieux ? Le paysage est magnifique et le temps clément ! La matinée se poursuit sur un petit footing en compagnie de Léonie, ma coéquipière de choc ! Arrive enfin le traditionnel massage !!! Oui, oui… J’y tiens toujours autant à ce petit moment de récupération… encore plus après de longs trajets.
      L’après-midi, nous nous rendons au briefing, l’occasion de voir un petit peu l’ensemble de nos concurrentes avant de plonger dans le lac pour la reconnaissance du parcours. L’eau est entre 17 et 18 degrés. Pas de doute, ce sera une natation en combinaison. La journée s’achève par le défilé des nations, ce que l’on pourrait aussi appeler cérémonie d’ouverture. Toujours impressionnant de voir l’ensemble des pays représentés !

      Jeudi 17 - 5h45 Réveil toujours aussi matinal. Simon Viain, U23, ouvre le bal à 7 heures du matin. Nous suivons la course au petit déjeuner sur nos portables…
      Malheureusement, c’était un jour sans pour lui mais ça n’enlèvera rien à la super saison qu’il réalise. A 16H30, ce sont les juniors garçons qui défendront les couleurs françaises. Bien que notre course ne soit pas encore passée, on ne peut rater l’entrée en compétition de nos deux compatriotes ! Nous nous organisons donc pour réaliser l’ensemble de nos petits entraînements et des soins avant le milieu d’après-midi afin d’être ready pour donner de la voix sur le bord de la route. Le petit plouf dans un cadre idyllique me fait énormément de bien. Les sensations semblent au rendez-vous autant dans l’eau qu’en course à pied ! Dans ces moments-là, je me rends vraiment compte de la chance que nous avons de découvrir de tels endroits tout en réalisant notre passion…
      16h15 - Nous partons en direction du site. Mais arrivés à destination, tout ne se déroule pas comme on l’imaginait. En effet, sur le site, un grand nombre de personnes s’affaire en direction d’un hôtel à quelques centaines de mètres du départ. La course est reportée… en raison d’une alerte ouragan… Rien que ça ! Nous sommes priés de rentrer dans les hôtels. Nous suivons donc l’évolution de la situation, à nouveau via nos portables.
      A 17h45, nous apprenons que le départ des garçons aura lieu dans une trentaine de minutes. Ouf ! Sauf que la course est transformée en Duathlon (course à pied, vélo, course à pied)… Pour un Championnat du Monde de Triathlon, cela peut paraître étrange. Nos français ont malgré tout réussi à rester mobilisés. C’est avec fierté que nous apprenons la magnifique performance de Léo Bergère, médaillé de bronze ! Maxime, quant à lui, prend une belle 6ème place. Cela démarre plutôt bien pour les français !

      Vendredi 18 - 1h00 J’aurais dû éteindre mon portable… ça me servira de leçon. Je reçois un mail en pleine nuit envoyé à l’ensemble des athlètes annonçant les modifications de programme de la journée. J’apprends donc que nous allons courir un Sprint (750 m, 20 km, 5 km) et non un Courte Distance (1500 m, 40 km, 10 km)…
      La cerise sur le gâteau : le départ se fera dans l’eau car l’ITU conserve deux aires de transitions différentes… Bref, je suis déçue de courir un sprint… Mais c’est pour tout le monde pareil, donc pas le temps de râler… Il faut rester concentrée et finir la nuit…

      Vendredi 18 - 6h30 C’est le grand jour et je vous mentirais si je vous disais que je suis en pleine confiance ! Le stress commence à monter, même si cela reste du bon stress pour le moment !!! Cela fait un moment que je travaille pour ce Championnat alors forcément, j’ai à cœur d’aller au bout des choses et de remplir mon objectif. Pendant que nous nous préparons tranquillement, nos paratriathlètes sont en plein effort.
      Contrat rempli pour la plupart d’entre eux !!! 2 médailles et bien d’autres jolies places…
      Avec Léonie, nous n’avons pas le choix, il faut qu’on soit à la hauteur de nos camarades maintenant.
      9h45 – Let’s go ! Direction le site ! Pour l’instant, la météo est convenable… Nous allons pouvoir partir en temps et en heures normalement ! Après le « check-in », nous posons nos affaires à la première transition avant de faire de même à la deuxième transition. L’échauffement en cours, je me sens de plus en plus oppressée. Je ne contrôle plus vraiment mes émotions. Heureusement, je suis bien entourée. Les quelques mots de ma coach et l’aide de Jean-Baptiste, un des supers kinés de l’équipe, me calment partiellement. Je crois que ce départ dans l’eau m’angoisse un peu. Et oui, j’ai beau faire des efforts, j’ai du mal avec tout ce que je ne contrôle pas à 100%... Dommage car le triathlon est plein d’imprévus… C’est certainement dans ce domaine que j’ai le plus de marge de progression !

      Vendredi 18 - 11h20 Le line up commence. Dossard 1. J’ai donc l’embarras du choix sur le ponton… Ah non mince ! Cette fois, j’ai juste l’avantage de plonger avant les autres pour aller me placer dans l’eau… Vive l’avantage. Je me suis caillée pendant tout le line up en attendant le placement de l’ensemble des concurrentes.
      Au moment du départ, bien refroidie, je ne suis pas efficace me retrouvant vite en seconde ligne. Autant dire, la natation ne s’est pas déroulée comme je l’espérais. Et ça continue, avec une transition très moyenne voire « nulle ». J’échappe mon bonnet en courant. Je le ramasse afin de ne pas prendre de pénalité.

      Le groupe part … sans moi. Bien fait pour moi … Le vélo s’annonce donc costaud, il va falloir rentrer sur le groupe de tête si je ne veux pas laisser échapper mes chances de médaille !
      10 km plus tard en compagnie de deux canadiennes, je finis par rejoindre le groupe de tête. Seulement l’effort réalisé à vélo pour rentrer sur la tête risque de laisser des traces ; surtout sur un parcours aussi exigeant que celui-là ! Je tente de prendre des trajectoires propres sur la seconde partie du vélo afin de perdre le moins de jus possible dans les relances. La deuxième transition est plutôt réussie. Je sors du parc en seconde position et je tente d’imposer un rythme relativement soutenu dès le début afin d’écrémer le groupe. Finalement au bout de é 2,5 kilomètres, je me retrouve en compagnie de la portugaise Mélanie Santos et de Léonie Périault, compatriote et amie avant tout. Après quelques centaines de mètres au coude à coude, nous réalisons, grâce aux consignes des coachs, qu’il serait judicieux de prendre des relais afin de distancer Mélanie et d’assurer les deux premières marches du podium.

      Arrive le dernier kilomètre… Léonie tente d’en remettre. Je m’accroche. Léonie entame le tour de la fontaine en tête. Je reste au contact le plus longtemps possible. La dernière ligne droite arrive et, même si j’aurais préféré me battre contre quelqu’un d’autre, je serre les dents jusqu’au bout. PHOTO FINISH…



      J’ai le sentiment d’avoir pris l’avantage dans le dernier mètre mais je ne suis pas sûre … Dans tous les cas, il y aura une déçue dans l’histoire et c’est assez cruel car il s’agit d’un duel entre amies… Je suis perdue, j’attends … Lorsque l’on me met le drapeau sur les épaules, je comprends. Je viens de gagner… Je suis très émue. Sur le podium, effectué quasiment dans la foulée, j’ai du mal à me contenir… J’ai laissé tellement de jus dans cette ligne droite. Il faut le dire : Léonie a été vraiment très solide. Cela fait plaisir de voir les deux drapeaux français se lever pendant la marseillaise… C’est un sacré doublé tout de même !



      Les courses s’enchaînent à Chicago alors pas de temps à perdre. Il faut vite se préparer, après un petit tour au contrôle anti-dopage, car les juniors filles ont besoin de nous ! Elles ont un beau coup à jouer !
      Malheureusement, ce sera un jour sans pour elles dans l’ensemble !

      Samedi 19 - Après avoir tourné les jambes puis les bras pour drainer comme tous les lendemains de courses, place au shopping !!! Une petite virée dans Michigan Avenue ne fait pas de mal ! A en oublier presque le mal de jambes… J’ai bien dit PRESQUE :p

      16h00 – Pas question cependant d’arriver en retard sur le site pour la course ELITE Hommes ! C’est bien parfois d’être spectateur :p Vincent Luis finit finalement 3ème au classement général de la série mondiale… quelle saison pour lui ! Un beau modèle pour nous … Pierre prend lui une superbe 10ème place. C’est en revanche un peu plus difficile pour nos trois autres français ! Mais ils prendront leur revanche

      21h00 – Bon et bien voilà, il ne reste plus … qu’à arroser ! Cela ne nous arrive pas souvent mais là nous avions tous besoin de décompresser…

      "Heure indécente" – Fin de la soirée. Début de la journée en fait … C’était chouette mais je ne vais pas faire un compte-rendu aussi précis que pour la course ! ;)
      Ce qui ressort une fois de plus de cette belle semaine : J’aime vraiment cette équipe ! J’aime porter ce maillot et représenter mon pays !!!
      Un long trajet retour m’attend… Je vais avoir le temps de rester un peu sur mon nuage. Au moins jusqu’à l’atterrissage… Car il reste encore de belles échéances !

      Je vous propose un petit résumé de l’épreuve en vidéo:

  • Episode 5 #audreylovesheadcycles



Karlovy Vary (République Tchèque) - Elite European Cup Un véritable périple … mais tant de bons souvenirs … Petit retour sur le « fameux séjour tchèque »

Vendredi 21 – 6h45 Petit footing en guise de réveil matinal avant de rejoindre la gare de Montpellier. Un peu plus de trois heures plus tard, me voilà à Paris. Je rejoins Léonie Périault, également membre de l’Equipe de France de Triathlon,sur Orly. Nous prenons le vol direction Prague à 18h30. La journée est loin d’être terminée. Ce n’est qu’à 22 heures, après un repas sur le pouce dans la capitale tchèque, que nous montons dans le bus à destination de Karlovy Vary. Nous approchons de la fin du voyage en théorie. Sauf qu’à minuit, lorsque le bus nous dépose en plein milieu de Karlovy Vary, valises vélo en main, le périple ne fait que commencer… Sans GPS, dans le noir, au beau milieu d’une ville inconnue… Tout semble réuni pour tester notre « niveau d’adaptabilité » aux conditions extrêmes :p … Au final, nous rejoignons notre hébergement, bien décidées à faire une bonne nuit de sommeil !

Samedi 22 – 8h00 Ca omme toute veille de course, la journée est rythmée par les reconnaissances des parcours. Avant de partir, je n’ai cessé d’entendre que cette course était vraiment difficile. Mais il faut que j’attende 10h30 -heure d’arrivée sur les lieux du « crime »- pour réaliser vraiment ce que cela implique. Au pied de la bosse, je constate le « chantier ». Demain, pas de doute, ce sera une course de guerrier. La course à pied n’est pas en reste… 15 marches d’escaliers par tour nous attendent. A 16h00, nous assistons au briefing. Un petit plouf à la base de loisirs en fin d’après-midi, un bon petit repas et au lit !!!!!

Dimanche 23 – 5h45 Le réveil me fait un peu mal… mais je suis tellement excitée à l’idée de prendre le départ de cette Coupe d’Europe atypique que j’en oublie vite la fatigue ! 4 heures avant la course, nous déjeunons afin de respecter le timing nécessaire à la digestion… Les deux heures suivantes sont, comme d’habitude, bien longues. Je tourne un peu en rond. Vérification du vélo, gonflage des pneus sont les dernières choses que je fais avant de quitter l’appartement pour rejoindre le site de course. Cette routine me rassure. Contrairement à la plupart des triathlons, il y a cette fois-ci deux aires de transitions distinctes. Il nous faut donc passer par la transition 2 pour poser les chaussures avant de rejoindre la première aire de transition. Echauffement classique. Tout se déroule sans encombre. La température de l’eau est annoncée à 19 degrés… La combinaison néoprène est autorisée.

9h50 – Le line up commence. Je suis dossard 1. J’ai donc l’embarras du choix sur le ponton… Je choisis de me mettre complètement à droite. Le départ est donné. Je me dégage du « bouillon » dès les premiers mètres avant de me recaler tranquillement dans les pieds de la « meneuse ». 3 tours plus tard, je réalise une transition moyenne qui me permet de sortir en tête du parc en compagnie de Léonie. Nous partons à 7 filles mais les premiers kilomètres ne sont pas très dynamiques. Je cherche du soutien auprès des autres filles mais seule la néo-zélandaise parvient réellement à prendre les relais. A l’entame du deuxième tour, au pied de la bosse, je décide donc de m’échapper. Je tente et, à ma grande surprise cela tient. Je m’éclate seule sur ce parcours. Je pose le vélo avec 45’’ d’avance sur le groupe des poursuivantes. Rapidement je trouve mon rythme à pied. Je contrôle les écarts sur les parties en aller-retour. Je continue à creuser. A l’arrivée 2’15 me séparent de l’allemande. Je suis vraiment satisfaite d’avoir pris autant de plaisir… Cela restera ma première victoire sur la scène européenne en tant qu’Elite. Dossard 1 – Médaille d’or ! J’ai tenu mon rang. (Je suis trop contente de partager le podium avec ma compatriote :D) Après le contrôle antidopage et la cérémonie protocolaire (vous remarquerez l’énorme tablette de chocolat que nous avons gagné …), nous assistons à la course des garçons … et nous avons bien fait car la journée s’est achevée par deux marseillaises avec la victoire d’Aurélien Lebrun !

Lundi 24 – 7h15 Médaille ou non … les lendemains de courses se ressemblent. Footing de récupération avant de prendre la route pour Prague. De 11heures à 18heures, nous avons cependant troqué notre casquette. De vrais touristes. Nous déambulons dans les rues de la capitale en prenant des photos à tous les coins de rue ! Cependant, nous n’excédons pas les … 2km/h. Les muscles ne sont plus très efficaces :p Pour ne rien vous cacher, j’ai même craqué pour un massage thaï en plein milieu de notre ballade …

Je reviendrai visiter Prague en pleine possession de mes moyens car c’est une ville qui vaut le détour :D

A 1h30 du matin, j’arrive à l’hôtel sur Paris après une très très longue journée. Une fois de plus je m’endors la tête remplie de souvenirs ! (… Et me réveille malade comme un chien !) Pas grave j’ai ma médaille d’or et plein de chocolat :p

Vous pouvez retrouver la vidéo de ma course en cliquant ICI.



  • Episode 4 #audreylovesheadcycles



Médaille d'argent sur la Coupe du monde Elite. Tiszjauvaros (Hongrie) …

Jeudi 8h30– Une bonne journée m’attend. Je rejoins quelques membres de l’équipe à Roissy. Direction Budapest. Arrivés à destination, deux heures de bus nous permettent de rejoindre le site de course. Avec un peu de chance - tous les bagages vélo étant livrés rapidement- et un chauffeur hongrois qui prend l’autoroute pour un circuit de Formule 1, nous arrivons au briefing à l’heure. Briefing qui s’avère un petit peu différent… puisque cette fois si tout se passe bien, nous allons courir à deux reprises dans le week-end sur des parcours différents ! Un peu d’explications s’imposent … Cette Coupe du Monde Elite se déroule en deux manches : demi-finales et finale. La stratégie de course et la connaissance des adversaires semblent donc indispensables. 14 filles par demi-finale obtiendront leur place en finale, deux filles supplémentaires seront qualifiées au temps. Gérer au mieux la première course sans pour autant lâcher toute son énergie est important. Une chose reste tout de même à prendre en compte. La place sur le ponton en finale est déterminée par le classement de la veille.

La soirée s’achève avec un petit drainage chez le kinésithérapeute. Fort appréciable. Le lendemain, je découvre l’ensemble des parcours. Comme toute veille de course, la pression monte mais l’ambiance est tellement sympathique ici que j’en oublie un petit peu l’ « enjeu ». On n’a beau m’avoir prévenue concernant l’aspect de la ville, je reste assez étonnée par cette ville perdue au milieu de nulle part. J’aurais bien aimé vous raconter mon petit road trip en direct mais c’était sans compter sur les défaillances de la Wi-Fi qui ne marche pas plus de 2’ par heure :p La chaleur rend les nuits agitées surtout quand la climatisation est en option ! Finalement, je crois que c’est l’aspect assez rustique de ce qui m’entoure qui m’amuse beaucoup ici. Le triathlon est vraiment l’événement de l’année pour les habitants, la fête du village en fait !

Samedi 9h30 – Petit footing en guise de réveil matinal. Le départ approche. Je suis dans la première demi-finale. L’analyse de la start-list me laisse penser que ce sera probablement la plus dense avec quelques très bonnes nageuses capables de créer une échappée. Méfiance…

15h32 – Le départ est donné. Il ne me faut pas longtemps pour me dégager du « bouillon ». Je profite de l’aspiration de l’américaine Cook que je sais « très bonne nageuse ». Nous partons donc à 7.


L’écart avec le gros pack de chasse est assez important. Quelques redoutables coureuses sont piégées. Je vois donc là une opportunité de sortir deux ou trois filles potentiellement médaillables. A croire que nous sommes que trois à le comprendre… Dommage. L’échappée ne tient pas et nous posons le vélo groupées. Après une transition moyenne, je sors légèrement décrochée de la tête mais je ne m’affole pas. Je reviens progressivement à la hauteur des premières filles tout en contrôlant l’allure pour ne pas laisser trop de jus pour dimanche. Le trou est fait. Je ne joue pas le sprint avec la hongroise, que je juge peu « rentable ». 3ème de la demi-finale. L’autre française passe juste 14ème. La deuxième demi-finale, est effectivement plus lente et moins dense. La troisième française assure son passage en finale facilement en finissant deuxième.

Après les séries des garçons, c’est un carton plein côté français. Belle dynamique d’équipe. Une bonne récupération active et passive nous attend… Il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin…

Dimanche - Le grand jour! Comme toujours, la matinée est interminable… Une petite sortie vélo me permet de m’aérer l’esprit. De retour dans la chambre, je tourne en rond. Je suis stressée et excitée à la fois. Je sais que je suis capable de faire une belle course et je n’ai pas envie de passer à côté. Je commence à cogiter un peu au point que … je foire tous les sudokus (niveau facile évidemment…) de mon magazine ! Je regarde l’heure toutes les deux minutes.

15h35 – Enfin, c’est le moment. Nous sommes appelées sur le ponton. Dossard 5. Je me replace comme la veille à droite … à quoi bon changer les choses qui marchent.

photo: Jean-Romain Gauthier

Même scénario, je sors dans l’échappée … Vous ne pouvez même pas imaginer ce que cette seconde « bonne natation » en un week-end représente pour moi ! Peut-être un sacré déclic… Ce qui est dommage, c’est qu’une fois de plus, cela se regroupe au 4ème ou 5ème tour sur les 8 à cause d’une mauvaise entente. Toutes les bonnes coureuses reviennent donc sur l’avant, malgré leur natation vraiment moyenne. C’est un peu rageant mais c’est le jeu. Je vais devoir sérieusement me battre à pied. La deuxième transition puis le départ est violent. Je reviens très rapidement sur les premières sorties de l’aire de transition. Emmie, l’autre française, tente d’imprimer un rythme soutenu mais lorsque l’italienne (ancienne cross-woman reconnue dans son pays) et Félicity (australienne) passent, Emmie semble lâcher. Nous nous retrouvons donc à 3 devant. La guerre des nerfs commencent… Je m’accroche tant bien que mal dans l’emballage final en devançant l’italienne. Félicity, quant à elle, en grande forme, me coiffe sur le fil…

Médaille d’argent… 1ère médaille sur Coupe du Monde Elite… Waouhhhhhhh :D


Revivez ma course grâce à cette vidéo !!! :D


Je suis vraiment très heureuse. J’ai le sentiment que cela met un terme aux galères de 2015. Il aura fallu patience et persévérance, et surtout un entourage familial, sportif et des sponsors au top pour passer ces moments difficiles mais ça y est ! C’est le bout du tunnel !!!!! :D

photo: Jean-Romain Gauthier


  • Episode 3 #audreylovesheadcycles



Médaille d'or au « World Championships Mixed Relay » Hambourg …

4h30 – Le réveil sonne. Bien qu’un peu fatiguée, je bondis dans le taxi 15’ plus tard bien chargée. Il fait encore nuit. Pourtant, je suis toute heureuse à l’idée de m’envoler pour Hambourg. Cette compétition est synonyme de bons souvenirs. En effet, nous étions rentrés argentés des championnats du monde de relais mixte l’an passé avec mes coéquipiers. J’espère déjà un bilan aussi positif. Seule différence… cette fois, je prends également part à la WTS (Elite World Triathlon Series) la veille du relais.

Deux vols plus tard, me voilà arrivée en Allemagne. Petit footing autour du lac et petite natation en piscine sont au programme. Une fois les jambes et les bras dégourdis, direction l’Hôtel Marriott où se déroulent briefing et repas. Au moment d’entrer dans la salle du briefing, j’ai encore ce sentiment difficilement descriptible à la vue de tous ces athlètes aux palmarès remarquables. Un sentiment mêlant émerveillement, fierté mais aussi anxiété. A table, j’aime toujours entendre les petites anecdotes de courses des gars plus expérimentés. C’est aussi comme ça que l’on apprend. La soirée s’achève dans la bonne humeur. Toute l’équipe est détendue.

Vendredi, derniers réglages, petite sortie vélo, natation et footing rythment ma journée. Les soins « kiné » avec le « rituel » du massage de veille de course sont aussi au programme. C’est un vrai moment privilégié que je ne manquerais pour rien au monde. Rires et petites histoires rendent ce moment vraiment agréable et relaxant. Dernière nuit avant le Jour J. Même si ce n’est pas encore la forme du siècle, je me sens plutôt bien. Rien à voir avec la semaine précédente. La carence en fer et les mauvaises sensations associées semblent désormais derrière moi.

La matinée de la course est interminable. Le réveil musculaire est indispensable.

14h45 – Le départ approche. Dossard 44. Je suis donc la 44ème fille à choisir ma place sur le ponton de départ.

C’est parti !!! Mais voilà que ça ne se passe pas tout à fait comme prévu. Je n’arrive pas à me faire une place dans l’eau et reste donc coincée à plusieurs reprises pendant que devant les filles progressent…


Si la natation est le point négatif de la course, les parties cycliste et pédestre sont plutôt positives. Un bon groupe se forme à vélo et nous parvenons pendant 4 tours à limiter les écarts avec la tête de course. Un léger manque d’organisation au sein du groupe aura tout de même des conséquences dans les deux derniers tours. Vélo difficile mais solide avec de nombreuses relances. Sincèrement je pense n’avoir jamais passé si peu de temps assise sur ma selle pendant une course … Je remonte un bon nombre de filles en course à pied. 23ème sur le circuit mondial élite en étant seulement U23 1ère année, cela ne reflète certes pas encore entièrement ce que je peux faire à l’entraînement, mais l’évolution va dans le bon sens. C’est donc de bon augure pour la suite. Cette course marque certainement la fin des pépins physiques cette saison. Je vais pouvoir enfin m’éclater sur les prochaines courses !

Cela tombe bien car la prochaine course est dans 24 heures…

Dimanche après-midi, après une petite récupération active le matin, je suis d’attaque pour le relais avec une « team de choc ». Nous sommes tous motivés pour aller chercher ce podium… C’est Jeanne, encore « Junior 2 », qui lance le relais. Elle s’en sort très bien et passe le « témoin » dans un deuxième groupe. Dorian revient au contact. Il faut absolument que je limite l’écart avec le relais australien et le relais anglais pour que Vincent parte dans de bonnes conditions.


Malgré les courbatures de la veille, je prends énormément de plaisir à contribuer à mon tour à la performance collective. Vincent prouve encore qu’il est désormais un des plus redoutables du circuit. Nous nous tenons les mains avec Jeanne et Dorian. Nous retenons notre souffle. Les cris et encouragements viennent de partout. On perçoit à l’écran Vincent se détacher. Il court vers la victoire … Il se rapproche de la ligne d’arrivée. Et là, c’est l’explosion… Nous lui sautons au cou !!!
Nous sommes Champions du Monde ... Le podium. La marseillaise. La fameuse « beer shower » … Des moments inoubliables devant un public très nombreux… Car oui, Hambourg, est bien la course la plus attendue du circuit.



L
undi matin, nous sommes toujours sur notre petit nuage. Et cela continue. Avec Vincent, nous nous retrouvons dans la cabine du pilote et du co-pilote pour l’atterrissage à Roissy...

Que d’émotions ! Maintenant place à une petite récupération avant de refaire un bon petit stage sur Poissy …

Prochain rendez-vous … La Coupe du Monde en Hongrie le 8 Août sur un format bien particulier que je ne manquerais pas de vous expliquer !!

Audrey

  • Episode 2 #audreylovesheadcycles



Signature...



D
ans quelques heures, ce sera officiel …

Mardi matin - Pour la deuxième fois, je me rends au siège de Goes Europe / GD France. Arrivée Boulevard Chanzy, je me revois -toute stressée (ou tendue comme une crampe comme on pourrait le dire de manière plus imagée)- dans l’ascenseur quelques semaines plutôt. La raison ? Mon premier vrai entretien. Pourtant, une fois dans le bureau, le courant semble déjà passer avec Ghislain Guiot. De retour à Montpellier, je n’attends plus qu’une chose… Un coup de téléphone et une bonne nouvelle.

A peine un mois plus tard, je franchis les portes du siège. Seulement, cette fois, ça y est ! C’est officiel ! Je vais signer le contrat dans le cadre du pacte de performance avec Head Cycles. Je découvre, tout sourire, l’ensemble de l’équipe. Ils sont tous géniaux. Une fois les présentations faites, nous lisons puis signons.


L’engagement est pris. Sur la superbe terrasse de l’entreprise, nous partageons, échangeons autour d’un verre et d’un petit apéritif. Tout cela, entourés des nouveaux vélos Head ! Ce moment est très agréable. Je me sens à l’aise. En prenant le temps de discuter avec chacun des membres de l’équipe, je retrouve l’esprit collectif, solidaire et dynamique que je me suis faite de l’entreprise. Chacun apparaît très calé dans son domaine respectif. Je sens que la collaboration va m’apporter énormément. J’espère également, en retour, apporter autant à Head Cycles.


Q
uand tout se passe aussi bien, il serait dommage de ne pas poursuivre l’échange ! 13h30, nous prenons donc la route pour rejoindre un petit restaurant sympathique.

15h30– Je ne peux rester plus longtemps. Une petite session d’entraînement m’attend. Mais ce que je peux vous dire … c’est que, désormais, je suis une vraie « Head Cycles Member » !

Et hop !!! Que l’aventure commence !!!!!

Dites-moi que je ne rêve pas … c’est quand même assez dingue tout ce qui m’arrive en ce moment. Non ??? :D

Audrey

  • Episode 1 #audreylovesheadcycles

Matignon...


U
ne petite matinée d’entraînement sur Montpellier et me voilà dans le train pour 3 heures 30 afin direction la capitale. Tout commence à se concrétiser. Derrière ce « tout » se cachent les mesures prises et les moyens mis en place pour améliorer le quotidien des sportifs de haut niveau.

Arrivée à la gare, je me faufile entre les gens, perchée sur des talons que je n’ai absolument pas l’habitude de porter. Il faut le dire … je me sens plus à l’aise en baskets ! Seulement une grande occasion comme celle-là justifie amplement de s’apprêter un minimum.

Manuel Valls - Premier ministre

Matignon. 18 heures. Des dizaines de sportifs et chefs d’entreprises, aux noms plus ou moins connus, se retrouvent et attendent l’arrivée puis le discours de notre 1er Ministre concernant le Pacte de Performance. Je suis encore toute émue de réaliser que je suis invitée, ici, pour échanger et retrouver à nouveau Ghislain Guiot. Je le cherche dans la foule. Je prends conscience qu’une véritable opportunité s’offre à moi. En effet, dans le cadre de ce pacte, débute certainement une véritable histoire qui s’inscrira – je l’espère – dans la durée. Deuxième contact. Toujours le même ressenti. Il sait mettre à l’aise. Je me reconnais assez bien dans son discours. Il est déterminé, motivé, dynamique et très impliqué dans le projet. Je suis pressée de commencer le travail avec toute l’équipe d’Head Cycles. Je n’ai pas vu le temps passer … Déjà 21 heures. Je repars de Matignon sur mon petit nuage en direction de l’INSEP car, demain à 6h30, je serai dans l’eau avant de reprendre la route pour Montpellier.

J’ai depuis le début, le sentiment que nous pouvons construire ensemble quelque chose de très solide. L’avenir nous le dira mais cela semble en bonne voie. Dernière étape maintenant pour officialiser le début d’une belle collaboration : LA SIGNATURE ! Hâte !!! Ce sera un moment très important, durant lequel je vais enfin pouvoir découvrir l’ensemble de l’équipe.

PS : j’ai perdu mes orteils dans ces chaussures … mais franchement ça valait le coup ;) !

Audrey


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