Sylvain Bazin et les sept sommets

Découvrez notre aventurier Sylvain Bazin et son Trekking 1 men, avec une seule performance en tête :

les sept sommets !

Cet article retrace le projet fou de notre aventurier, de sa rencontre avec Headcycles et d’une belle histoire qui ne fait que commencer.
Journaliste, coureur d’ultra-trails, arpenteur de grands chemins, Sylvain Bazin est de toute les performances sportives et spirituelles.
Il a réalisé début juin, l’ascension de sept sommets européens.

Au programme : 21 jours, plus de 45 000 mètres de dénivelé positive et 1 400 km de parcours. qui lui ont laissé des souvenirs plein la tête.

Nous partageons avec vous le récit de son aventure.

Ce sportif de 38 ans ne cessera de nous impressionner ! Après avoir multiplier de nombreux voyages il vient d’achever, l’ascension de sept sommets européens.

Course, marche et vélo ont été ses moyens pour y parvenir sans compter sur ses deux fidèles compagnons : Thomas Prud’homme et Armel Vrac qui l’accompagnèrent dans ce « road trip » écologique et sportif.

C’est en Slovénie qui débute le périple avec le Triglav [2‘864 m], pour s’attaquer ensuite au plus haut sommet autrichien, le Großglockner [3‘798 m], au Zugspitze [2’962 m] en Allemagne et au Grauspitz [2’599] au Liechtenstein. Trois sommets de 4 000 sont ensuite au menu, avec les 4‘634 m de la pointe Dufour en Suisse, le Gran Paradiso [4’061] en Italie et pour finir le Mont Blanc [4’810] en France.

Slovénie :
L’arrivée en Slovénie clôture les heures interminables de train, les trois compères se dirigent à présent vers un refuge au pied de la montagne. Les prévisions météo ont eu raison des trois hommes qui préféraient privilège, à juste titre, la sécurité.

Autriche :
Reprise de la route à vélo, en traversant trois pays, nos trois hommes arrivent enfin en Suisse plein de motivation.

Sylvain Bazin et ses compagnons marquent une pause dans un village, à 1350 m d’altitude, pour saccader la montée.

Les étapes sont longues pour arriver à Kalzt, au pied du Gross Glockner. Une dernière soirée avant la grande ascension est consacrée à la préparation des sacs et du matériel dans un refuge.

Allemagne :
Après la descente du Gross Glockner sous de beaux rayons de soleil, le groupe atteint Kals assez tôt pour y prendre un petit déjeuner.
Les paysages autrichiens et allemands se cumule pour enfin arriver à Garmish Pattern Kirschen, au pied du Zugspitze, le point culminant de l’Allemagne.

Suisse et Liechtenstein :
La route est longue pour atteindre le Grauspitz mais quand il pointe le bout de son nez, ce dernier est enneigé dès 1500 mètres. Lors de la quête de ce mont, deux beaux lacs s’offrent à nos compagnons et plus tard ce sont des coulées de neiges qui font leur apparition. La fin de l’ascension est alors décidée mais de belles images restent dans la tête de nos grimpeurs.

La journée qui suiva fut consacrée à 160km de vélo pour rejoindre les pentes de l’Oberalp Pass, le premier grand col alpin pour arriver à Zermatt.
Avoir 15h de pédalage intensif, les voilà arrivés au milieu du col avec une vue imprenable !

Le lendemain c’est trois cols qui restent à franchir : l’Oberalp donc, le Saint-Gothard, connu pour ses pentes assez sèches, puis le Novera, encore plus haut, qui culmine à 2550 mètres d’altitude.

Les derniers lacets serpentent dans un décor encore tout blanc de neige avant enfin d’y voir le sommet puis Sylvain Bazin ajoute : « Une descente très rapide plus loin, et nous remontons vers le Saint-Gothard. Il est juste un peu plus haut que le précédent, mais la neige y semble encore plus présente. »

France :
Après le coup d’arrêt au pied de col de Novena, fermé pour cause d’enneigement important, nos trois sportifs ont dû changer leurs plans et se diriger vers le sud, pour tenter de rejoindre le Grand Paradis puis le Mont-Blanc par l’Italie. Une nouvelle aventure commençait !

Le Lac Majeur devient une escale sur leur chemin pour rejoindre le point culminant des Alpes. La montée se fait en pente très raide jusqu’à un beau village, typiquement italien, avec son café vivant, son église, ses ruelles préservées.

Après des jours de pluie à pédaler, et avec des prévisions météo sont relativement pessimistes c’est le sommet de l’Italie qui est à présent envisageable.

Sylvain Bazin nous confie alors : « Mais la météo est décidément capricieuse en cette fin de printemps. Après une montée très dure, la plus longue finalement de notre parcours, accomplie entre pluie et soleil, qui nous fait découvrir une vallée très sauvage et isolée au pied du géant de glace, nous ne pouvons apercevoir le sommet du Grand Paradis : les nuages, sombres, le recouvrent entièrement. Et les dernières prévisions sont mauvaises.

Le temps d’une rapide discussion et notre décision est prise : notre aventure s’arrête là. Le temps n’est pas avec nous, l’incertitude de pouvoir monter trop grande, une certaine lassitude est là aussi. »

Ce qui compte, ce n’est pas l’accomplissement en soi mais ce sont les moyens mis en œuvre pour y arriver.
Un voyage sportif et humain qui laissera des images dans la tête de nos trois compagnons.



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